PORTRAITS



MAITRE P'NG CHYE KHIM


C'est en 1939 que P'ng Chye Khym voit le jour dans un petit village sur l'île malaysienne de Penang. Encore adolescent, il s'initie à la boxe anglaise auprès d'un combattant local ; dès ce moment sa passion des arts de combat et son ardeur à l'entraînement l'amènent à pratiquer divers systèmes de combat chinois mais également malais. En 1956 il rencontre le moine bouddhiste Sik Koe Chum fraîchement débarqué à Penang ; c'est désormais sous son égide qu'il va étudier le Sao Lim Hood Khar Paï et la médecine chinoise. Le 16 mai 1960 le révérend Sik Koe Chum décède ; c'est son plus ancien élève XXX qui le remplace, mais peu de temps après il est appelé comme garde du corps auprès du sultan de Kuala Lumpur. Dès lors c'est à Maître P'ng Chye Khym (49ème génération Sao Lim Hood Khar Paï)  qu'incombe la charge de transmettre l'enseignement du Sao Lim Hood Khar Paï au sein de la « Sao Lim Athletic  Association of Penang ».
  Malgré sa foi dans le Sao Lim Hood Khar Paï et son grand respect pour feu son maître Sik Koe Chum, Maître P'ng estime qu'il lui est nécessaire d'étudier d'autres techniques de combat pour se rapprocher encore de l'essence de son art. Penang étant à cette époque un véritable carrefour pour les maîtres d'arts martiaux itinérants, Maître P'ng en rencontre un grand nombre, tant dans les styles Shaolin, qu'en Taïchi ou en Hsing-I. Ses origines très modestes obligent Maître P'ng à travailler d'arrache-pied pour subvenir aux besoins des siens et rémunérer ses professeurs qui, bien souvent, ne transmettent leurs connaissances qu'au prix fort.
 Maître P'ng est aujourd'hui un expert reconnu non seulement en Sao Lim mais également en Taïchi et en Hsing-I. Père d'une famille de quatre enfants, personnage public influent, il a été plusieurs fois distingué par le gouvernement malaisien et jouit d'un statut social élevé. Médecin traditionnel chinois renommé, il reçoit chaque jour une foule de patients prêts à subir des heures durant la moiteur tropicale dans sa salle d'attente.
  Malgré son indéniable réussite socioprofessionnelle et son grand accomplissement dans les arts de combat, Maître P'ng demeure un homme profondément intègre, humble et compatissant (chose aussi exceptionnelle en Orient qu'en Occident). Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il reste profondément attaché à l'approche traditionnelle des arts de combat ; il n'a de cesse de répéter que la tradition n'est pas une idole mais un outil, qui moyennant un travail acharné peut conduire l'individu à un très haut degré d'accomplissement.



<- Précédent