CHAN (ZEN) & ARTS DE COMBAT


...Il est bien improbable que Bodhidharma lui-même (moine bouddhiste venu d’Inde, premier patriarche du chan) ait introduit les arts de combat au monastère de Shaolin. Il n’est en revanche pas étonnant que chan et arts de combat aient été associés par des pratiquants issus d’une discipline ou de l’autre. Ces deux voies accordent la même place prépondérante à la recherche d’une concentration absolue, d’un état où l’esprit est sans forme, totalement disponible. Sur ces deux chemins, seul celui qui accepte la Mort peut accéder à la Vie. En se débarrassant du sentiment de l’ego, « l’éveillé » prend pleinement conscience de son appartenance à l’univers, sa vie n’est plus limitée à son corps et la mort ne l’effraie plus car il est déjà mort en tant qu’individu et immortel en tant que partie de l’univers.
...Pratiqués dans la perspective de la connaissance de soi, les arts de combats peuvent bel et bien devenir vecteur d’éveil et cohabiter sans contradiction avec des préceptes bouddhiques aussi fondamentaux que la non-violence et le respect de la vie.

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