CH’I
KUNG
(Entraînement de l’énergie interne)
...Le
Ch’i kung (travail du Ch’i) peut revêtir les formes
les plus variées en fonction du sens que l’on attribue
au mot Ch’i. Les Chinois, les Japonais et bien d’autres
cultures d’Extrême-Orient, font abondamment référence
au Ch’i dans des domaines aussi variés que les beaux-arts,
la médecine, la philosophie ou les arts martiaux. Ce terme,
souvent traduit par « énergie interne », peut
tout aussi bien signifier « énergie cosmique »,
« puissance créatrice » etc. Une calligraphie
empreinte d’une puissance paraissant issue de la Nature elle-même
sera admirée pour la force de son Ch’i. Une personne
malade est considérée dans la médecine chinoise
comme souffrant d’un déséquilibre de son Ch’i.
Ainsi donc le Ch’i, en toute chose, désigne l’essence
même.
...Dès
lors il n’est pas étonnant que le travail du Ch’i
(Ch’i kung) prenne des formes variées, suivant la voie
par laquelle on l’aborde.
...Le
Ch’i kung dans le SaoLim HKP est naturellement conçu
dans un sens combatif. Par sa pratique l’élève
va augmenter sa force mentale et sa concentration, renforcer son
centre de gravité, sa résistance aux impactes et développer
puissance et explosivité.
...Le
premier stade de cette pratique est consacré au développement
du Yi (concentration, force mentale) ce dernier servira par la suite
à guider le Ch’i dans le corps. Cette phase est constituée
d’exercices de visualisation et de sensation du corps. Ensuite
viennent des exercices de respiration, puis les deux sont conjugués
dans le Ch’i kung à proprement parler, où le
Ch’i est guidé à travers le corps en suivant
des parcours précis et selon des cycles respiratoires précis.
...Le
Ch’i Kung dans sa version martiale est théoriquement
réservé à des pratiquants ayant déjà
effectué un sérieux travail corporel, car la puissance
ainsi développée peut s’avérer dangereuse
dans un organisme inadapté. De même qu’un fort
courant électrique pourra faire fondre un câble de
trop faible section ou un moteur surpuissant briser une boîte
à vitesse sous-dimensionnée, Un Ch’i disproportionné
pourra occasionner des blessures internes ou des déchirures
musculaires sévères. Parmi les récits de mésaventures
liées à cette pratique, on raconte qu’un élève
travaillant assidûment son Ch’i rentrait un soir épuisé
par son entraînement. Alors qu’il conduisait sa voiture
il fût pris d’un éternuement rendu si violent
par son Ch’i que son péritoine se déchira !
...Pour
éviter ce genre de désagrément, il est important
de travailler régulièrement et avec patience, sans
brûler les étapes. Certaines constitutions obtiennent
des résultats rapides et spectaculaires tandis que d’autres
progressent plus lentement. Dans tous les cas le travail sera bénéfique,
à condition de l’effectuer dans le respect de la nature
de chacun.